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En un an, le converti a tout compris

12 juillet 2017 - Le converti dont 24 Heures apporte le témoignage résume en quelques phrases ce que certains d’entre nous tentent de prouver par livres entiers…

Séduit par la profondeur qu’il percevait dans l’islam, «Paul» s’est converti il y a un an dans une mosquée lausannoise. Question profondeur, les mosquées l’ont vite poussé vers la surface. «On n’y parle pas de spiritualité. J’ai surtout entendu des règles, c’est de l’horizontalité totale (…) L’insistance sur les règles empêche la masse de progresser dans la compréhension de la religion. Cela nourrit quelque chose de réactionnaire, de rigoriste». «Les mosquées ne répondent pas à une soif d’idéal. (…) J’ai plutôt senti une police de la pensée, influencée d’un côté par le panarabisme et le wahhabisme(…), et les Frères musulmans de l’autre».

Conclusion : «Ceux qui s’intéressent à la spiritualité doivent faire un chemin personnel. Je ne peux pas me contenter du choix entre le consumérisme néolibéral et une voie politico-religieuse». Il a décidé de se tourner vers le soufisme.

L’inénarrable BenMrad, président de la plus grande fédération de centres islamiques de Suisse, est déconcerté par les critiques de Paul. Il botte en touche. «Il n’existe pas encore de structure spécifique pour les personnes converties au niveau suisse… Si quelqu’un est en quête de verticalité et reçoit des réponses horizontales, la déception pourrait être au rendez-vous. Il suggère de créer un petit dispositif de spiritualité à usage des convertis. Les autres adeptes d’Allah, ceux qui sont nés musulmans, se sentent-ils donc parfaitement bien dans cette religion horizontale, exempte de spiritualité?

Le grand défenseur des musulmans, par ailleurs critique assidu ce ceux qui les accueillent, le chercheur Christophe Monnot, est lui aussi pris de court. Pour lui, « la déconvenue de l’Européen en quête de spiritualité, de «verticalité» (…) est typique d’un environnement spirituel de type européen. Cela concerne toutes les religions. Le converti est en quête de pureté, de quelque chose de fort pour sa vie». Contrairement aux musulmans des mosquées qui cherchent si mollement à être purs et pratiquent un islam si effacé?

La multiplication des règles serait due selon Monnot au fait que dans le beau canton de Vaud, toutes les communautés veulent conserver leur bagage culturel. «Elles souhaitent garder le rite le plus juste possible, comme dans leur pays d’origine (…) C’est un islam fondé sur l’application des traditions».

Pas de craintes question wahhabisme et Frère musulmans: selon lui, le premier a disparu du canton et les seconds ont une bien faible influence.

Quant au traditionalisme observé par Paul, Monnot en fait une analyse stratosphérique, géopolitique, mondiale ! «En ce moment, l’islam change de configuration au niveau transnational. L’Arabie saoudite, l’Iran et la Turquie se livrent à une lutte d’autorité auprès des musulmans. On assiste à une mondialisation des codes où chacun veut montrer qu’il est plus pur que les autres.» Cela se traduit par davantage de rigorisme, dont «le retour du voile des femmes. »

Des phénomènes récents, vraiment?

Action accomplie

Berne: premier round réussi contre la burqa

Le 15 septembre était jour de fête pour les défenseurs de la dignité des femmes. Le comité d’initiative et des militants qui ont récolté de nombreuses signatures ont remis à la chancellerie fédérale les cartons contenant 106'000 signatures validées. Quelque 20% ont été écartées, principalement des doubles signatures.

La Suisse romande n’a pas brillé avec 10 000 paraphes, mais elle a participé, comme la Suisse en général, au rush impressionnant des dix derniers jours. L'ASVI en a fourni 3300, récoltés dans une vingtaine de villes romandes. 

Prochaine étape de l’interdiction de dissimulation du visage: la campagne de votation. Ce sera selon toutes probabilités pour 2019.

Photos ci-dessous

Action en cours

Signez la pétition "pour des colloques critiques envers l'islam et ses activistes"!

Unterschreiben Sie die Petition "für kritische Veranstaltungen gegenüber dem Islam und seinen Aktivisten"!

Firmare la petizione "per dei colloqui critici verso l'islam ei suoi attivisti"!

L’Association suisse vigilance islam (ASVI) et les signataires de cette pétition réclament au Centre suisse islam et société (CSIS) et à la Commission fédérale contre le racisme (CFR) d’organiser des colloques et séminaires qui traitent de leurs préoccupations et pas seulement des plaintes et préoccupations des pratiquants musulmans.

(...)

Au vu de ce qui précède, nous demandons instamment aux destinataires de cette pétition qu’ils organisent des journées de débats sur, par exemple, l’un ou l’autre des thèmes suivants:

1.     Pourquoi les pratiques revendiquées par les prosélytes musulmans posent-elles problème à de nombreux citoyens de Suisse non-musulmans?
2.     Quels défis rencontrent les services publics (écoles, hôpitaux, administration) et les entreprises face aux revendications musulmanes ? 
3.     Contenus de Coran et des hadiths: comment les imams abordent-ils le statut des femmes, la condamnation des autres religions, l’esclavage, l’apostasie, les châtiments corporels ?

 Pour signer, c'est ICI.

Merci de ne signer que si vous résidez en Suisse.

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vidéo: livre "le radicalisme dans les mosquées suisses"

Islamisation, djihad culturel et concessions sans fin

Fribourg, Bâle , Berne, Lucerne, Genève... école, hôpital, piscine, cimetière, prison... Pourquoi et comment les fondamentalistes influencent-ils les institutions suisses? Quelle est la différence entre djihad culturel et islamisation?

Mireille Vallette interviewée sur son dernier livre paru aux éditions Xénia (avril 2017) - disponible chez Payot, Fnac (Suisse et France), Amazon et dans toutes les librairies.

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